questionnements sur la véracité des récits

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SoaKing
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par SoaKing » 29 avr. 2020, 15:43

Donner des "preuves" ne sera jamais la solution, on pourra toujours douter des preuves!
Mais je pense qu'il doit être possible de repérer quelques multicomptes. Tout le monde n'est pas un pro de l'informatique pour modifier son adresse IP. Sans relever les adresses exactes des membres, car c'est une question d'anonymat, il doit être possible d'interroger une base pour relever des similitudes. Quelque chose qui dirait en retour: les profils x, y, z... ont une adresse IP identique, sans préciser l'adresse.
D'où une de mes questions précédentes: est-ce qu'il existe un mécanisme pour empêcher un membre banni de revenir sous la même IP?

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Picafred2
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par Picafred2 » 29 avr. 2020, 20:19

Bannir une personne via son IP est possible sur plusieurs site donc inversement il doit êtres possible de détecter les multicomptes et je ne demande pas de preuve de féminité juste un nettoyage de la base des membres mais seul l'admin peut le faire ...
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moiépatoi
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par moiépatoi » 01 juin 2020, 14:23

Pour en revenir au questionnement de base, mes récits d’accident au collège sont réels et simplement romancés. Sinon ils se limiteraient à « j’avais envie de faire pipi, je ne suis pas sortie par timidité ou parce qu’on me l’a refusé ou je suis arrivée trop tard aux toilettes et j’ai fait pipi dans ma culotte »

Un peu trop banal pour être raconté, et vite résumé.


Slizzo
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par Slizzo » 03 juin 2020, 21:24

Pfff, il y a vraiment autant de messages sur le sujet des faux profiles ?
Ce ne sera jamais possible à verifier, et meme, personnelement je m'en fiche : je viens ici pour le plaisir et ce ne sont pas des choses qui vont m'impacter personnelement.

On ne pourrait pas clore le sujet des faux profiles definitivement ?
Je ne void pas pourquoi ça embete autant certain... si tout le monde prend plaisir à ecrire ou commenter des recits, meme par des faux profiles, où est le probleme

Pour ce qui est de la veracité des recits je pense que beaucoup sont plausibles etant donné que la population francophone est très elevée, et que l'on retrouve ici uniquement une petite partie reunie autour d'un sujet tres particulier, donc les personnes qui sont peut-etre pretes à aller assez loin dans leur fantasme. Apres savoir s'ils sont veridiques ça m'importe peu (c'est inverifiable et ça casse le plaisir de se prendre la tete pour ça) : j'apprecie de les lire et les imaginer quand ils sont plausibles et parfois, j'essaye de les vivre pour verifier :oops:

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Heloctre
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par Heloctre » 03 juin 2020, 22:40

Slizzo a écrit :
03 juin 2020, 21:24
Je ne void pas pourquoi ça embete autant certain... si tout le monde prend plaisir à ecrire ou commenter des recits, meme par des faux profiles, où est le probleme
Chacun à ces raisons soit d'être embêté par les faux profils, soit de laissée couler (si je puis dire)

Perso ce qui m'embêterais si je réfléchissais à si un(e) anecdote/profil est vrai ou pas c'est:

1.- L'idée de mettre fait mener en bateau par quelqu'un racontant quelque chose ou montrant des choses fausses en les faisant passer pour vrai.

2.- Vivre un plaisir baser sur un mensonge. Je m'explique, pour ma part ce que j'aime c'est le désespoir et les accidents, notamment un revoir un dans le futur. Maintenant imaginons que quelqu'un mettes un récit ou il est avec une femme qui à besoin de ce soulager et qui finis par faire sur elle par ce qu'elle n'en pouvait plus ou par ce que l'auteur qui était présent lui à demander.
En lisant cela on apprécie fortement la scène et pourquoi pas envié que ce ne ce soit pas nous qui ayons vu ça.
Et en vérité le récit à était, au mieux déformer, au pire totalement inventé (dans quel but ? Je ne m'avancerais pas)
Aimé un mensonge je trouve ça moyen.

Attention je ne vise personne avec c'est déclaration, c'est juste mon point de vu est certainement pas une vérité générale.
Comme je l'ai dis je ne cherche pas à trouver s'il y à des faux comptes ou des anecdotes frauduleuses, l'exemple du haut est purement imaginatif (toutes ressemblances avec un récit existant serait totalement fortuite comme on dirait à la télé :roll: )

Bref tout ça pour dire que c'est le fait que le contenu soit volontairement mensonge qui m'embête

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SoaKing
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par SoaKing » 04 juin 2020, 16:13

Heloctre a écrit :
03 juin 2020, 22:40
Bref tout ça pour dire que c'est le fait que le contenu soit volontairement mensonge qui m'embête
Je comprends et pense que c'est lié au besoin de franchise respective qu'on veut avoir dans n'importe quel type d'échange. On n'a pas envie que nos collègues de boulot nous mentent, nos amis, les membres de notre famille, ou n'importe qui avec qui on parle de choses et d'autres. Si on se rend compte qu'on nous a mené en bateau, on va éviter de parler à la personne, ou on ne tiendra plus compte de ce qu'elle nous raconte. On peut lui laisser une seconde chance mais en tout cas on a bien le sentiment d'avoir été trahi ou mené par le bout du nez et on n'a pas envie que ça continue ou recommence. C'est la même chose pour les messages du forum.

La démarche de vouloir faire passer quelque chose de totalement faux pour du vrai n'est pas une démarche saine à la base. Ceux qui le font trompent les autres d'emblée, la relation n'est donc pas équitable vis à vis de ceux qui donnent leur confiance de bonne foi et se font rouler dans la farine. S'ils ne s'en rendent pas compte où est-le mal? C'est vrai que pour eux il n'y en a pas. Si je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Tant que je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Mais si jamais je viens à l'apprendre... alors pour l'éviter on peut adopter l'attitude de ne rien vouloir savoir, de ne surtout pas chercher à démêler le vrai du faux et de tout prendre pour du vrai. C'est une attitude qui se défend. Mais quelque part ce n'est pas totalement satisfaisant. Car plutôt que d'affronter en face le fait de se faire (potentiellement) berner, et donc d'accepter d'avoir été en position d'infériorité, on préfère se draper dans une dignité qui nous placerait au-dessus de ces considérations, préservant ainsi notre égo. Sauf que quelque part au fond de nous on sait très bien qu'on se fait berner quand même, que ce qu'on prend "tout pour vrai" n'est pas entièrement vrai, car certains nous mentent bel et bien et donc se moquent de nous! On se ment donc à soi-même car personne ne peut affirmer qu'il lui est indifférent que quelqu'un se moque de lui (Sauf si on méprise totalement la personne qui nous moque bien sûr. Mais pour le coup quand on apprécie le récit de quelqu'un, on ne méprise pas la personne, au contraire on lui sait gré de nous faire partager une bien belle histoire).

Il n'y a pas de solution miracle car il y aura toujours des affabulateurs, mais ce constat - à mon avis - n'empêche pas de faire malgré tout en sorte de lutter contre leur présence qui biaise les échanges qu'on peut avoir. Et donc la moindre petite chose, aussi insignifiante qu'elle puisse paraître, qui tend à s'opposer aux affabulateurs, va forcément dans la bonne direction et mérite d'être employée.

Et je rajoute (encore une fois!) que les récits fictifs peuvent nous faire rêver autant que des vrais, peut-être même plus s'ils sont rédigés de main de maître. Mais qu'ils soient estampillés comme fictif, tout simplement, et pas à tout prix affichés comme vrais. On ne me ment pas, je prends alors plaisir à échanger sur le récit avec son auteur.


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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par moiépatoi » 06 juin 2020, 06:48

SoaKing a écrit :
04 juin 2020, 16:13
Heloctre a écrit :
03 juin 2020, 22:40
Bref tout ça pour dire que c'est le fait que le contenu soit volontairement mensonge qui m'embête
Je comprends et pense que c'est lié au besoin de franchise respective qu'on veut avoir dans n'importe quel type d'échange. On n'a pas envie que nos collègues de boulot nous mentent, nos amis, les membres de notre famille, ou n'importe qui avec qui on parle de choses et d'autres. Si on se rend compte qu'on nous a mené en bateau, on va éviter de parler à la personne, ou on ne tiendra plus compte de ce qu'elle nous raconte. On peut lui laisser une seconde chance mais en tout cas on a bien le sentiment d'avoir été trahi ou mené par le bout du nez et on n'a pas envie que ça continue ou recommence. C'est la même chose pour les messages du forum.

La démarche de vouloir faire passer quelque chose de totalement faux pour du vrai n'est pas une démarche saine à la base. Ceux qui le font trompent les autres d'emblée, la relation n'est donc pas équitable vis à vis de ceux qui donnent leur confiance de bonne foi et se font rouler dans la farine. S'ils ne s'en rendent pas compte où est-le mal? C'est vrai que pour eux il n'y en a pas. Si je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Tant que je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Mais si jamais je viens à l'apprendre... alors pour l'éviter on peut adopter l'attitude de ne rien vouloir savoir, de ne surtout pas chercher à démêler le vrai du faux et de tout prendre pour du vrai. C'est une attitude qui se défend. Mais quelque part ce n'est pas totalement satisfaisant. Car plutôt que d'affronter en face le fait de se faire (potentiellement) berner, et donc d'accepter d'avoir été en position d'infériorité, on préfère se draper dans une dignité qui nous placerait au-dessus de ces considérations, préservant ainsi notre égo. Sauf que quelque part au fond de nous on sait très bien qu'on se fait berner quand même, que ce qu'on prend "tout pour vrai" n'est pas entièrement vrai, car certains nous mentent bel et bien et donc se moquent de nous! On se ment donc à soi-même car personne ne peut affirmer qu'il lui est indifférent que quelqu'un se moque de lui (Sauf si on méprise totalement la personne qui nous moque bien sûr. Mais pour le coup quand on apprécie le récit de quelqu'un, on ne méprise pas la personne, au contraire on lui sait gré de nous faire partager une bien belle histoire).

Il n'y a pas de solution miracle car il y aura toujours des affabulateurs, mais ce constat - à mon avis - n'empêche pas de faire malgré tout en sorte de lutter contre leur présence qui biaise les échanges qu'on peut avoir. Et donc la moindre petite chose, aussi insignifiante qu'elle puisse paraître, qui tend à s'opposer aux affabulateurs, va forcément dans la bonne direction et mérite d'être employée.

Et je rajoute (encore une fois!) que les récits fictifs peuvent nous faire rêver autant que des vrais, peut-être même plus s'ils sont rédigés de main de maître. Mais qu'ils soient estampillés comme fictif, tout simplement, et pas à tout prix affichés comme vrais. On ne me ment pas, je prends alors plaisir à échanger sur le récit avec son auteur.
Certes, mais quand on prend la peine de raconter une histoire vraie, et qu’ensuite on se fait traiter de menteuse (cf. mon récit de voyage en Angleterre), c’est extrêmement blessant.
Oui, ce jour là, il y a eu des réactions qui peuvent sembler bizarres. Mais oui, j’avais des enseignants qui se comportaient plus comme une bande de potes animant une colo que comme des profs. Et qui plus est, j’avais très fréquemment des envies pressantes en classe, plusieurs fois par semaine (parce que j’aimais jouer de cela), et ils s’y étaient habitués. Je ne demandais pas toujours à sortir si je savais pouvoir tenir encore, mais je n’essayais pas non plus d’être extrêmement discrète pour me retenir. D’où leurs réactions.

Et se faire traiter de menteuse quand on prend du temps pour remettre les choses en place, pour se rappeler les détails le plus précisément possible, et pour romancer le tout (c’est à dire le mettre sous forme de roman, agréable à lire et sans fautes d’orthographe ou de grammaire), c’est très blessant et vexant. Ça ne donne pas envie de recommencer. Même si dans ce cas précis tu avais dit apprécier le récit, ça ne suffit pas à équilibrer la balance.

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SoaKing
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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par SoaKing » 06 juin 2020, 14:23

Tu dis que tes récits ont une base vraie et sont romancés pour les rendre plus intéressants à lire, je ne te range donc pas dans la catégorie des affabulateurs qui sont là pour dire que tout ce qu'ils racontent est vrai à 100%.

Tu dis que je t'ai blessé et vexé et que ça ne te donne pas envie de recommencer. Je crois qu'il faut séparer ces deux aspect. Je suis convaincu que mon mon cas particulier ne peut pas t'empêcher d'écrire pour tous ceux qui ne t'ont pas insupporté comme moi, qui aiment tes récits et te le font savoir (si je pensais le contraire j'aurai un tel melon que je ne pourrai plus passer les portes!).

Par contre il me semble que je m'étais déjà expliqué sur mon ressenti du récit en question (celui avec les belles illustrations si je ne me trompe pas), et que tu avais eu un accueil favorable à ces explications. J'ai aussi apprécié l'ajout postérieur des illustrations. Donc je suis surpris que la rancœur initiale que je pensais dissipée soit ici affichée visiblement intacte. J'en suis désolé, mais je ne vois pas que dire de plus. C'est sans doute le fait de ma manière de m'exprimer, mais je trouve que c'est faire preuve de respect envers son interlocuteur de lui dire clairement ce qu'on pense, quitte à ne pas lui faire plaisir ou le froisser, plutôt que de tergiverser, de flagorner, et ainsi de ne pas lui livrer totalement le fond de sa pensée. Là ce n'est plus respecter la personne: si on fait semblant d'acquiescer alors qu'on pense le contraire, cela revient à mentir.

A mon avis de manière générale il ne faut pas être vexé par quelqu'un qui se trompe par ce qu'il nous juge mal. Après tout si je te juge mal, c'est moi qui suis dans l'erreur, c'est moi qui pense de travers! C'est si on ne se trompe pas en jugeant quelqu'un que la personne peut se rebiffer, parce qu'on a justement cerné un point sensible. On n'aime pas être percé à jour, parfois dans ce qu'on a de plus intime. C'est une expérience troublante de se sentir ainsi mis à nu, je pense qu'on a tous pu ressentir ça à un moment donné. Alors plutôt que de reconnaître la vérité du miroir qu'on nous tend, on se réfugie dans le déni. Mais comme le dit l'expression "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe", les attaques gratuites, primaires, ne doivent pas nous toucher. Si on me traite de prétentieux alors que je ne le suis pas, l'attaque ne prend pas. Par contre si je suis prétentieux, ça me fait mal de le reconnaître. Mais parfois elles nous touchent quand même. Si on n'est pas du tout prétentieux, se faire traiter de prétentieux peut nous faire sortir de nos gongs justement parce qu'intrinsèquement on est complètement à l'opposé de ce dont on vient de nous traiter. Et donc se faire traiter de menteur (ou penser qu'on se fait traiter de menteurs) peut pousser une personne qui se sait dans son bon droit à se rebeller. C'est l'un ou l'autre, soit elle sait qu'elle est dans son bon droit et ne se sent donc pas insultée, soit elle est tellement dans son bon droit qu'elle se sent obligée de réagir face à ce qui est vécu comme une provocation.

Bon j'ai encore pondu un pavé je ne sais pas trop où ça a abouti. C'est sans doute ça aussi qui peut agacer les autres! :roll: Mais bon comme on dit "on ne change pas" et je sais qu'il me sera difficile voire impossible de changer mes habitudes..

Postez vos récits, jouez franc jeu avec les autres personnes de ce forum dans vos échanges, et les choses iront dans le bon sens. :D


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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par Laurence » 08 juin 2020, 06:59

moiépatoi a écrit :
06 juin 2020, 06:48
SoaKing a écrit :
04 juin 2020, 16:13
Heloctre a écrit :
03 juin 2020, 22:40
Bref tout ça pour dire que c'est le fait que le contenu soit volontairement mensonge qui m'embête
Je comprends et pense que c'est lié au besoin de franchise respective qu'on veut avoir dans n'importe quel type d'échange. On n'a pas envie que nos collègues de boulot nous mentent, nos amis, les membres de notre famille, ou n'importe qui avec qui on parle de choses et d'autres. Si on se rend compte qu'on nous a mené en bateau, on va éviter de parler à la personne, ou on ne tiendra plus compte de ce qu'elle nous raconte. On peut lui laisser une seconde chance mais en tout cas on a bien le sentiment d'avoir été trahi ou mené par le bout du nez et on n'a pas envie que ça continue ou recommence. C'est la même chose pour les messages du forum.

La démarche de vouloir faire passer quelque chose de totalement faux pour du vrai n'est pas une démarche saine à la base. Ceux qui le font trompent les autres d'emblée, la relation n'est donc pas équitable vis à vis de ceux qui donnent leur confiance de bonne foi et se font rouler dans la farine. S'ils ne s'en rendent pas compte où est-le mal? C'est vrai que pour eux il n'y en a pas. Si je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Tant que je ne sais pas qu'on me trompe, c'est comme si on ne me trompait pas. Mais si jamais je viens à l'apprendre... alors pour l'éviter on peut adopter l'attitude de ne rien vouloir savoir, de ne surtout pas chercher à démêler le vrai du faux et de tout prendre pour du vrai. C'est une attitude qui se défend. Mais quelque part ce n'est pas totalement satisfaisant. Car plutôt que d'affronter en face le fait de se faire (potentiellement) berner, et donc d'accepter d'avoir été en position d'infériorité, on préfère se draper dans une dignité qui nous placerait au-dessus de ces considérations, préservant ainsi notre égo. Sauf que quelque part au fond de nous on sait très bien qu'on se fait berner quand même, que ce qu'on prend "tout pour vrai" n'est pas entièrement vrai, car certains nous mentent bel et bien et donc se moquent de nous! On se ment donc à soi-même car personne ne peut affirmer qu'il lui est indifférent que quelqu'un se moque de lui (Sauf si on méprise totalement la personne qui nous moque bien sûr. Mais pour le coup quand on apprécie le récit de quelqu'un, on ne méprise pas la personne, au contraire on lui sait gré de nous faire partager une bien belle histoire).

Il n'y a pas de solution miracle car il y aura toujours des affabulateurs, mais ce constat - à mon avis - n'empêche pas de faire malgré tout en sorte de lutter contre leur présence qui biaise les échanges qu'on peut avoir. Et donc la moindre petite chose, aussi insignifiante qu'elle puisse paraître, qui tend à s'opposer aux affabulateurs, va forcément dans la bonne direction et mérite d'être employée.

Et je rajoute (encore une fois!) que les récits fictifs peuvent nous faire rêver autant que des vrais, peut-être même plus s'ils sont rédigés de main de maître. Mais qu'ils soient estampillés comme fictif, tout simplement, et pas à tout prix affichés comme vrais. On ne me ment pas, je prends alors plaisir à échanger sur le récit avec son auteur.
Certes, mais quand on prend la peine de raconter une histoire vraie, et qu’ensuite on se fait traiter de menteuse (cf. mon récit de voyage en Angleterre), c’est extrêmement blessant.
Oui, ce jour là, il y a eu des réactions qui peuvent sembler bizarres. Mais oui, j’avais des enseignants qui se comportaient plus comme une bande de potes animant une colo que comme des profs. Et qui plus est, j’avais très fréquemment des envies pressantes en classe, plusieurs fois par semaine (parce que j’aimais jouer de cela), et ils s’y étaient habitués. Je ne demandais pas toujours à sortir si je savais pouvoir tenir encore, mais je n’essayais pas non plus d’être extrêmement discrète pour me retenir. D’où leurs réactions.

Et se faire traiter de menteuse quand on prend du temps pour remettre les choses en place, pour se rappeler les détails le plus précisément possible, et pour romancer le tout (c’est à dire le mettre sous forme de roman, agréable à lire et sans fautes d’orthographe ou de grammaire), c’est très blessant et vexant. Ça ne donne pas envie de recommencer. Même si dans ce cas précis tu avais dit apprécier le récit, ça ne suffit pas à équilibrer la balance.
moi j'avais adoré ton récit et j'adore tes récits d'accidents en classe

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Re: questionnements sur la véracité des récits

Message par Heloctre » 08 juin 2020, 17:28

moiépatoi a écrit :
06 juin 2020, 06:48
Certes, mais quand on prend la peine de raconter une histoire vraie, et qu’ensuite on se fait traiter de menteuse (cf. mon récit de voyage en Angleterre), c’est extrêmement blessant.
Le problème dans la question de la véracité des récits, c'est qu'il y à un point important qui est trop peut mit en avant: :!: la perception du lecteur :!:

En fonction du point de vu, ce qui peut sembler logique à quelqu'un ou qui c'est réellement passée peut sembler totalement incohérent à une autre voir impossible à ce réaliser.
Simplement un problème de perception des choses qui touches différemment toutes les personnes et qui peut expliquer pourquoi certains récits véridiques peuvent nous sembler mensonger alors qu'ils se sont réellement produit.

Il y a un an, j'ai beaucoup hésité avant de publier mon anecdote sur l'envie pressante d'une amie en randonnée car cet évènement semblé tellement surréaliste dans l'enchainement des faits (pourtant cela c'est vraiment déroulé), que je me disais que personne ne voudrait y croire.
SoaKing a écrit :
06 juin 2020, 14:23
A mon avis de manière générale il ne faut pas être vexé par quelqu'un qui se trompe par ce qu'il nous juge mal. Après tout si je te juge mal, c'est moi qui suis dans l'erreur, c'est moi qui pense de travers!
Surtout sachant que le mauvais jugement peut être orienté par la perception :wink:
SoaKing a écrit :
06 juin 2020, 14:23
Postez vos récits, jouez franc jeu avec les autres personnes de ce forum dans vos échanges, et les choses iront dans le bon sens. :D
Yes, on est tous là pour ce faire plaisir !! :D :D
Je rajouterai de prendre le temps de savourer les récits et de ne pas avoir un regard inquisiteur sur tous les profils ou tous les récits (heureusement on en est pas là !)